Ouro-Tchaka et Badessi : un modèle de vivre-ensemble et de cohésion sociale grâce aux cadres de dialogue communautaire
Depuis les années 2025, les localités d’Ouro-Tchaka et Badessi dans l’Arrondissement de Demsa, département de la Bénoué se distinguent comme des espaces exemplaires de vivre-ensemble et de cohésion sociale dans un contexte marqué par l’arrivée de personnes déplacées internes. Fuyant les crises sécuritaires, de nombreuses (une centaine) familles Kanuri ont trouvé refuge auprès des communautés Mafa et Peulh qui les ont accueillies avec solidarité et humanité. Cette dynamique inclusive a été renforcée par l’action structurante de la CDJP Garoua, à travers la mise en place de cadres de dialogue communautaire innovants et inclusifs. Un accueil fondé sur la solidarité et la dignité humaine À leur arrivée, les personnes déplacées Kanuri ont bénéficié d’un accueil empreint de fraternité de la part des communautés hôtes. Au-delà de l’assistance matérielle, les Mafa et les Peulh ont favorisé une intégration sociale progressive, fondée sur le respect mutuel, le partage des ressources et la reconnaissance de la dignité humaine. Cette hospitalité traditionnelle a constitué le socle sur lequel se sont appuyées les initiatives de cohésion sociale. Les cadres de dialogue communautaire : piliers du vivre-ensemble Afin de prévenir les tensions, renforcer la confiance mutuelle et promouvoir l’inclusion sociale, la CDJP Garoua a mis en place plusieurs cadres de dialogue participatifs, adaptés aux réalités locales. KAWTAL SALAM : sensibilisation et médiation communautaire Le cadre KAWTAL SALAM s’est imposé comme un espace central de dialogue intercommunautaire. À travers des actions de sensibilisation, de concertation et de médiation communautaire, ce cadre a permis : • de renforcer la compréhension et l’acceptation mutuelle entre Kanuri, Mafa et Peulh ; • de prévenir et gérer pacifiquement les conflits liés à la cohabitation et à l’accès aux ressources ; • de promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de non-violence. Ces rencontres régulières ont contribué à instaurer un climat de confiance durable et à consolider les bases du vivre-ensemble. Les femmes au cœur de l’inclusion sociale Consciente du rôle stratégique des femmes dans la cohésion sociale, la CDJP Garoua a soutenu la mise en place de groupes de femmes, intégrant déplacées et membres des communautés hôtes. À travers l’alphabétisation fonctionnelle, ces groupes ont permis : • de réduire les barrières linguistiques entre les communautés ; • de renforcer l’autonomie et la participation sociale des femmes Kanuri ; • de favoriser les échanges, la solidarité et la transmission de valeurs de paix au sein des familles. Ces espaces féminins sont devenus de véritables leviers d’inclusion et de transformation sociale. Les jeunes, acteurs du rapprochement communautaire Les jeunes ont également joué un rôle clé dans la consolidation de la cohésion sociale. À travers des activités socio-culturelles et sportives (matchs de football, danses traditionnelles, journées culturelles), la CDJP Garoua a favorisé : • le brassage intercommunautaire ; • la création de liens d’amitié entre jeunes Kanuri, Mafa et Peulh ; • le dépassement des préjugés et stéréotypes. Ces initiatives ont permis aux jeunes de devenir des ambassadeurs du vivre-ensemble, porteurs de messages de paix et de solidarité. Une cohésion sociale construite au quotidien Grâce à ces différents cadres de dialogue, la cohabitation à Ouro-Tchaka et Badessi s’est transformée en une coexistence active et solidaire. Les personnes déplacées Kanuri participent désormais pleinement à la vie communautaire : activités économiques, événements sociaux, instances locales de concertation. Elles sont reconnues non plus comme des bénéficiaires passifs, mais comme des acteurs à part entière du développement local. Défis et perspectives Malgré les avancées significatives, des défis subsistent, notamment la pression sur les ressources naturelles, l’accès aux services sociaux de base et la durabilité des mécanismes de dialogue. Toutefois, l’expérience d’Ouro-Tchaka et Badessi montre que lorsque le dialogue est structuré, inclusif et participatif, il devient un puissant outil de paix et de cohésion sociale. Conclusion : une expérience inspirante à valoriser L’exemple d’Ouro-Tchaka et Badessi illustre avec force que le vivre-ensemble n’est pas un simple idéal, mais une réalité construite grâce à l’engagement communautaire et à l’accompagnement d’acteurs comme la CDJP Garoua. Les cadres de dialogue tels que KAWTAL SALAM, les groupes de femmes et les initiatives en faveur des jeunes constituent aujourd’hui un modèle d’inclusion sociale des personnes déplacées, reproductible dans d’autres contextes fragiles. Rédigé par ASSASSA TOUMBA Aristide, Coordinateur Adjoint de la CDJP Garoua Le 16 février 2026
Depuis les années 2025, les
localités d’Ouro-Tchaka et Badessi dans l’Arrondissement de Demsa,
département de la Bénoué se distinguent comme des espaces exemplaires de vivre-ensemble et de cohésion sociale
dans un contexte marqué par l’arrivée de personnes déplacées internes. Fuyant
les crises sécuritaires, de nombreuses (une centaine) familles Kanuri ont
trouvé refuge auprès des communautés Mafa et Peulh qui les ont accueillies avec
solidarité et humanité. Cette dynamique inclusive a été renforcée par l’action
structurante de la CDJP Garoua, à travers la mise en place de cadres de dialogue communautaire innovants et
inclusifs.
Un accueil fondé sur la
solidarité et la dignité humaine
À leur arrivée, les personnes
déplacées Kanuri ont bénéficié d’un accueil empreint de fraternité de la part
des communautés hôtes. Au-delà de l’assistance matérielle, les Mafa et les
Peulh ont favorisé une intégration
sociale progressive, fondée sur le respect mutuel, le partage des
ressources et la reconnaissance de la dignité humaine. Cette hospitalité
traditionnelle a constitué le socle sur lequel se sont appuyées les initiatives
de cohésion sociale.
Les cadres de dialogue
communautaire : piliers du vivre-ensemble
Afin de prévenir les tensions,
renforcer la confiance mutuelle et promouvoir l’inclusion sociale, la CDJP
Garoua a mis en place plusieurs cadres
de dialogue participatifs, adaptés aux réalités locales.
KAWTAL SALAM :
sensibilisation et médiation communautaire
Le cadre KAWTAL SALAM
s’est imposé comme un espace central de dialogue
intercommunautaire. À travers des actions de sensibilisation, de
concertation et de médiation communautaire, ce cadre a permis :
- de renforcer la compréhension et l’acceptation mutuelle entre Kanuri,
Mafa et Peulh ;
- de prévenir et gérer pacifiquement les conflits liés à la cohabitation
et à l’accès aux ressources ;
- de promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de non-violence.
Ces rencontres régulières ont
contribué à instaurer un climat de confiance durable et à consolider les bases
du vivre-ensemble.
Les femmes au
cœur de l’inclusion sociale
Consciente du rôle stratégique
des femmes dans la cohésion sociale, la CDJP Garoua a soutenu la mise en place
de groupes de femmes, intégrant déplacées et membres des communautés
hôtes. À travers l’alphabétisation
fonctionnelle, ces groupes ont permis :
- de réduire les barrières linguistiques entre les communautés ;
- de renforcer l’autonomie et la participation sociale des femmes Kanuri
;
- de favoriser les échanges, la solidarité et la transmission de valeurs
de paix au sein des familles.
Ces espaces féminins sont devenus
de véritables leviers d’inclusion et de
transformation sociale.
Les jeunes,
acteurs du rapprochement communautaire
Les jeunes ont également joué un
rôle clé dans la consolidation de la cohésion sociale. À travers des activités socio-culturelles et sportives
(matchs de football, danses traditionnelles, journées culturelles), la CDJP
Garoua a favorisé :
- le brassage intercommunautaire ;
- la création de liens d’amitié entre jeunes Kanuri, Mafa et Peulh ;
- le dépassement des préjugés et stéréotypes.
Ces initiatives ont permis aux
jeunes de devenir des ambassadeurs du
vivre-ensemble, porteurs de messages de paix et de solidarité.
Une cohésion
sociale construite au quotidien
Grâce à ces différents cadres de
dialogue, la cohabitation à Ouro-Tchaka et Badessi s’est transformée en une coexistence
active et solidaire. Les personnes déplacées Kanuri participent désormais
pleinement à la vie communautaire : activités économiques, événements sociaux,
instances locales de concertation. Elles sont reconnues non plus comme des
bénéficiaires passifs, mais comme des acteurs
à part entière du développement local.
Défis et
perspectives
Malgré les avancées
significatives, des défis subsistent, notamment la pression sur les ressources
naturelles, l’accès aux services sociaux de base et la durabilité des
mécanismes de dialogue. Toutefois, l’expérience d’Ouro-Tchaka et Badessi montre
que lorsque le dialogue est structuré,
inclusif et participatif, il devient un puissant outil de paix et de cohésion
sociale.
Conclusion :
une expérience inspirante à valoriser
L’exemple d’Ouro-Tchaka et
Badessi illustre avec force que le vivre-ensemble n’est pas un simple idéal,
mais une réalité construite grâce à l’engagement communautaire et à
l’accompagnement d’acteurs comme la CDJP Garoua. Les cadres de dialogue
tels que KAWTAL SALAM, les groupes de femmes et les initiatives en faveur des
jeunes constituent aujourd’hui un modèle d’inclusion sociale des personnes
déplacées, reproductible dans d’autres contextes fragiles.
Rédigé par
ASSASSA TOUMBA Aristide,
Coordinateur
Adjoint de la CDJP Garoua
Le 16 février 2026